Giorgio Armani SpA collabore avec le Boston Consulting Group (BCG) pour définir des axes de croissance dans certains segments clés du luxe, en amont d’un processus de cession de parts prévu pour plus tard cette année, selon des sources proches du dossier. Le groupe de mode italien envisage de se développer dans les secteurs de l’hôtellerie et de la maroquinerie (notamment les sacs à main) — un segment crucial du luxe qui ne représente actuellement qu’une part modeste de l’activité d’Armani —, ont indiqué ces sources sous couvert d’anonymat, le projet étant confidentiel. Armani travaille avec plusieurs consultants à l’élaboration d’un plan stratégique depuis le décès du fondateur Giorgio Armani en septembre, ont précisé ces mêmes sources. Un porte-parole d’Armani a confirmé que l’entreprise élaborait un plan stratégique, tout en refusant de commenter le rôle du Boston Consulting Group. Ce dernier a également refusé tout commentaire. L’élaboration de ce plan inclut une évaluation du positionnement tarifaire et du modèle de distribution d’Armani, ont indiqué les sources. Cette démarche intervient alors que la société, détenue par des intérêts privés, envisage la vente potentielle d’une participation de 15 % — un processus devant débuter en septembre, conformément aux dispositions testamentaires du défunt fondateur. Le décès d’Armani est survenu dans un contexte de ralentissement du marché des produits de luxe individuels ; le groupe a enregistré une baisse de 2,8 % de ses ventes organiques l’an dernier (à taux de change constants). À ce jour, ses héritiers ont intégré des experts du secteur au conseil d’administration et promu Giuseppe Marsocci au poste de directeur général, tout en s’abstenant d’opérer des changements radicaux au sein de l’entreprise. L’entreprise envisage désormais de nommer un haut responsable de la création pour la ligne Emporio Armani, ont ajouté les sources. Cette gamme propose des robes noires à 840 euros (956 dollars) et des costumes pour hommes à 1 250 euros, se positionnant ainsi parmi les marques les plus accessibles du luxe. Le porte-parole de l’entreprise a refusé de commenter ce point concernant Emporio Armani. Armani propose des gammes allant de la marque plus grand public Armani Exchange aux créations exclusives et robes de soirée de la ligne Giorgio Armani Privé. Historiquement, les sacs à main n’ont pas constitué une source de revenus majeure pour la marque. Or, ce segment est essentiel dans l’industrie du luxe, car ces produits génèrent généralement des marges bénéficiaires élevées. L’entreprise considère également son offre dans le domaine de l’hôtellerie — allant du mobilier minimaliste aux séjours hôteliers — comme un élément clé de son image, à l’heure où le luxe s’oriente de plus en plus vers l’expérience client. En janvier, l’entreprise a formé une coentreprise avec Symphony Global, la société d’investissement privée de Mohamed Alabbar, afin de développer de futurs hôtels et complexes hôteliers sous la marque Armani. M. Alabbar est le fondateur de la société dubaïote Emaar Properties PJSC, qui a construit la plus haute tour du monde, le Burj Khalifa. Les partenaires possèdent déjà des hôtels à Dubaï et à Milan. Dans son testament, Giorgio Armani a chargé ses héritiers de trouver un partenaire stratégique dans les 12 à 18 mois suivant son décès. Il a désigné le lunetier EssilorLuxottica SpA, le géant de la beauté L’Oréal SA et le groupe de luxe LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE — ou une entreprise de stature équivalente — comme repreneurs privilégiés pour une participation initiale de 15 %, susceptible d’atteindre près de 70 % en l’espace de cinq ans. Une introduction en bourse constitue une autre option envisageable pour l’entreprise. L’Oréal détient une licence à long terme pour la commercialisation des parfums et cosmétiques Armani, tandis qu’EssilorLuxottica gère l’activité lunetterie. Les entreprises pressenties sont restées pour la plupart discrètes quant à leurs intentions, bien que certaines informations suggèrent qu’Armani pourrait rechercher plusieurs investisseurs pour céder cette participation de 15 %. Armani a conservé un contrôle étroit sur son empire de la mode jusqu’à peu de temps avant sa mort, survenue à l’âge de 91 ans. Depuis lors, la direction artistique du groupe est assurée par le président Leo Dell’Orco et par la nièce du fondateur, Silvana Armani. « Nous ne pouvons ignorer la nécessité de nous adapter à un contexte en pleine évolution », a déclaré le PDG Marsocci en avril.
Jacquemus x Monte-Carlo Beach
Après une première édition en 2025, Jacquemus revient au Monte-Carlo Beach Club avec une nouvelle scénographie empreinte d’un imaginaire balnéaire réinterprété. L’ensemble puise dans l’esthétique des beach clubs des années 50, où l’élégance rencontre le loisir méditerranéen. Le jaune banane laisse place cette saison à une palette très fraîche : un bleu menthe, ponctué d’un blanc coconut milk, et relevé de noir. La rayure, devenue un code emblématique de la maison, s’y déploie en diagonale, évoquant un effet berlingot, à la fois graphique et délicat. Elle rythme l’espace du ponton aux beds, des parasols aux serviettes, inscrivant chaque élément dans cette nouvelle palette. Le Bar Piscine décline ces tonalités à travers des lignes épurées, renforçant cette sensation de douceur estivale. Un photobooth inspiré de la collection « Plage » est installé cette saison, permettant aux visiteurs de prendre des photos dans un décor composé notamment du foulard Hippocampe Jacquemus. La collaboration se déploie également à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo à travers une vitrine dédiée. Au Beach Club, deux boutiques Jacquemus proposent une sélection d’articles co-signés Jacquemus + Monte-Carlo Beach : une serviette, un t-shirt, un sac de plage. Pensé comme une extension naturelle de l’été méditerranéen, Jacquemus Monte-Carlo Beach prolonge jusqu’au 27 septembre 2026 la dynamique initiée l’année dernière, affirmant un ancrage méditerranéen et une certaine idée de l’Art de Vivre.
Chanel annonce l’acquisition de Charvet
Chanel annonce avoir acquis Charvet afin d’accompagner, sur le long terme, la transmission d’un savoir-faire unique et la pérennité d’une maison patrimoniale française emblématique, dans le respect total de son indépendance créative. Bruno Pavlovsky, Président des activités Mode de Chanel et de Chanel SAS : « Nous nous réjouissons de ce rapprochement avec Charvet, tant il porte une résonance singulière pour Chanel. C’est une même manière de regarder les savoir-faire : avec exigence, respect et la conviction qu’ils ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils s’inscrivent dans le temps long. Chez Chanel, nous avons toujours considéré qu’il relevait de notre responsabilité d’accompagner, de préserver et de faire vivre ces gestes rares, qui incarnent à la fois une excellence artisanale et une part essentielle de notre patrimoine culturel. Avec Charvet, cette résonance est d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans une histoire partagée : Boy Capel, qui a tant compté dans la vie de Gabrielle Chanel, s’habillait chez Charvet. Ce rapprochement vient ainsi prolonger un lien symbolique, tout en affirmant un attachement commun à la transmission, à la justesse du geste et à cette capacité, propre aux grandes maisons de savoir-faire, de faire dialoguer l’héritage avec la création contemporaine. » C’est à l’issue de la conversation créative nouée entre Matthieu Blazy et Charvet pour sa première collection de Prêt‐à‐Porter Printemps Été 2026, que s’est imposée l’évidence d’un projet plus ambitieux. De cette rencontre est née la volonté de poursuivre le dialogue, en envisageant l’intégration de Charvet, afin de préserver et de faire vivre ce savoir‐faire dans un cadre pérenne. Pour Jean-Claude Colban, Directeur général de Charvet : « Ce projet est une rencontre entre deux entreprises parisiennes historiques qui ont fait le choix de se rapprocher parce qu’elles partagent une même exigence du métier et une même vision du travail bien fait. Cette relation s’est construite naturellement, dans une grande simplicité d’échanges, autour de valeurs communes : la transmission des savoir-faire, le respect des gestes et l’attention portée à la qualité jusque dans les moindres détails. Ma sœur Anne-Marie et moi nous réjouissons de cette nouvelle étape dans l’histoire de Charvet, dans la continuité de ce qui fait son identité. »
Valentino Beauty choisit Dakota Johnson et Alexander Skarsgård pour sa nouvelle campagne de parfum
Valentino Beauty ouvre un nouveau chapitre de son histoire en nommant Dakota Johnson et Alexander Skarsgård comme ambassadeurs ; ils incarneront la prochaine campagne de la marque. Cette campagne marque le début d’une nouvelle ère pour Valentino Beauty, célébrant l’intensité émotionnelle, l’individualité et le courage de ressentir les choses avec profondeur. « Nous sommes ravis d’accueillir Dakota Johnson et Alexander Skarsgård au sein de la famille Valentino Beauty. Leurs personnalités uniques et leur présence magnétique incarnent parfaitement l’intensité émotionnelle au cœur de cette nouvelle ère », a déclaré Claudia Marcocci, présidente mondiale de Valentino Beauty. Dakota Johnson, déjà ambassadrice mode de la Maison Valentino, apporte ce que la marque décrit comme une présence instinctive et empreinte d’une irrévérence pleine de grâce. Sa collaboration continue avec la Maison réaffirme l’individualité comme un pilier central de son message beauté. « Pour moi, l’intimité repose sur l’honnêteté et le lien. Je suis séduite par la capacité de Valentino Beauty à célébrer l’individualité tout en créant quelque chose qui semble à la fois sensuel et profondément humain », a confié Dakota Johnson. Alexander Skarsgård rejoint la division beauté en tant que nouveau visage de cet univers olfactif en pleine évolution, apportant une énergie contrastée, faite d’un charme libre et d’un magnétisme énigmatique. Le duo apparaît dans la campagne comme des complices inséparables — deux forces complémentaires dont la dynamique reflète la tension au cœur du concept : intime mais puissant, sensuel mais libre. « Je suis ravi de rejoindre Valentino Beauty pour ce nouveau chapitre. La façon dont la marque célèbre l’individualité, l’émotion et le lien a quelque chose de vraiment captivant », a ajouté Alexander Skarsgård. Ce mois-ci, Valentino Beauty a également enrichi sa collection *Born in Roma* avec le lancement des brumes parfumées pour cheveux et corps *Born in Roma*, désormais disponibles chez Sephora, Ulta, Macy’s et Dillard’s.
LE NÉNUPHAR AU FIL DES CRÉATIONS DIOR
Source d’inspiration et écrin du Défilé Femme Automne Hiver 2026-2027, le jardin des Tuileries est un haut lieu de la vie parisienne, où les nénuphars du bassin octogonal invitent à la contemplation. Symbole de beauté naturelle et de résilience, cette fleur se déploie au fil de la collection imaginée par Jonathan Anderson. Le nénuphar sublime les créations maroquinières de la Maison à travers des savoir-faire virtuoses. Il ponctue des sacs d’exception tels que l’iconique Lady Dior, le D-Joy ou encore le Dior Bow. En écho au prêt-à-porter, le motif végétal se décline également sur les emblématiques Book Tote et Saddle, ainsi que sur la petite maroquinerie, dans différentes interprétations brodées. Pièce virtuose déclinée en microcannage vert, la minaudière Petit Dîner se distingue par un délicat nénuphar faisant office de fermoir. Côté souliers, les sandales Dior Bloom et les escarpins Dior Nymphéas, à la fois élégants et bucoliques, signent chaque pas d’une note florale. D’autres accessoires se parent aussi de ces nuances délicates de bleu, de vert et de rose : un carré de soie, deux variations de Mitzah et le chouchou Diorette prolongent cette esthétique botanique. La ligne Dior en fleurs s’enrichit de bijoux inspirés de cet univers organique, tandis que lunettes de soleil et accessoires de sac viennent compléter parfaitement le tableau. Une ode au dialogue fascinant entre nature et artifice, réel et irréel. À découvrir en boutique en juillet.
PRADA X GENTLE MONSTER
Cette nouvelle collaboration est mise en lumière par l’ambassadeur de Prada, Kentaro Sakaguchi. PRADA et GENTLE MONSTER dévoilent une nouvelle collaboration de lunettes, inspirée par l’esthétique unique de Prada et la vision singulière de Gentle Monster. Un partenariat qui réunit tous les ingrédients pour s’imposer comme la collaboration du siècle. La campagne s’articule autour du concept du livre, où cinq forces imaginaires — la terre, l’eau, le feu, l’air et l’amour — brouillent les frontières entre réalité et imaginaire. La collection se distingue par des verres aux bords marqués, des faces aux lignes architecturales et angulaires, ainsi que des branches épurées en titane arborant le logo Prada. Le partenariat entre Prada et Gentle Monster marque une évolution d’un genre nouveau. Il ne s’agit pas seulement d’innovation technologique, mais aussi de bâtir un imaginaire culturel commun. Disponible prochainement au Japon, en Corée du Sud, en Chine continentale et dans la RAS de Hong Kong, pour une durée limitée.