Des silhouettes mystérieuses se faufilent dans l’ombre. Des visages masqués captent la lueur des lampes avant de se fondre dans la nuit. À chaque détour étincelant, une nouvelle métamorphose impossible attend d’être révélée. Pour la collection ELIE SAAB Haute Couture Automne-Hiver 26-27, audacieux et brillants esprits se réunissent pour libérer leurs rêves les plus surréalistes et théâtraux, invoquant un univers de métamorphoses sauvages. Un souffle d’organza opalin, parsemé de perles, évoque un nuage de Magritte ; une sensuelle traîne en queue de poisson, en soie magenta, se mue en une rose de Dali. Les couleurs changeantes se métamorphosent au gré du mouvement, transformant le lilas en argent et le bleu profond en un rose poudré délicat. Les étoffes sont drapées et torsadées en formes organiques, métamorphosant les muses en arums, en ciels crépusculaires ou en cygnes de minuit. Affranchis des certitudes du jour, les invités sont libres d’explorer la multiplicité de leurs facettes cachées. Les silhouettes oscillent entre éthéré et impérieux. Des robes fluides aux allures de déesse, déclinées dans des tons pastel, incarnent l’élégance signature d’ELIE SAAB, tandis que des robes de bal en velours lie-de-vin et des robes colonnes noires aux lignes ailées évoquent une force ardente. Une féminité puissante s’affirme partout, des corsets richement ornés aux traînes spectaculaires, alors que des smokings aux coupes nettes, pour femmes comme pour hommes, capturent l’esprit liminal de la soirée. Des coiffes aux sculptures complexes et des masques oniriques transforment ces tenues complémentaires en véritables œuvres d’art vivantes. Alors que le bal enchanté atteint son apogée, la mariée fait son entrée. Avec son corsage aux courbes d’iridescence en fusion et ses jupes scintillantes superposant des nuances de champagne, de cristal et d’or clair, elle rayonne d’un mystère éclatant. Se déployant telle une succession d’illusions spectaculaires, la collection ELIE SAAB Haute Couture Automne-Hiver 26-27 nous convie dans un royaume au glamour énigmatique, où la couture brouille les frontières entre le réel et le fantastique.
CHANEL – Défilé Haute Couture Automne-Hiver 2026
Gaby et le Haricot magique « J’inventais ma vie parce que ma vie ne me plaisait pas. »* Gabrielle Chanel « Je me suis demandé si la vie de Gabrielle Chanel était un conte. Dans sa bibliothèque, j’ai trouvé le petit livre Les Fées, Contes des Contes et avec les ateliers Haute Couture, nous avons exploré l’idée de vêtements porteurs d’histoires, comme des livres. » Matthieu Blazy Pour sa collection Haute Couture Automne Hiver 2026, Matthieu Blazy, Directeur Artistique des Activités Mode, explore le pouvoir narratif des vêtements Chanel et les récits des femmes qui les portent. À la fois conte et aventure du quotidien, suspendu entre fiction et fonction, ce recueil d’histoires illustre ce qui lie l’art de façonner les vêtements et celui de les porter. De Jack et le Haricot magique à Boucle d’or et les Trois Ours, de la précision de la coupe à la construction du vêtement sur le corps, la collection convoque de nouvelles façons de penser, de voir et de faire. Pour autant, les silhouettes restent ancrées dans les codes de Chanel, démontrant les savoir-faire exceptionnels des ateliers Haute Couture tailleur, flou et galon, ainsi que ceux des tisseurs, brodeurs, plisseurs, chapeliers, orfèvres et bottiers du 19M. Nouvelle expression du travail continu sur le tailleur Chanel, celui qui ouvre le défilé est fait d’une guipure évoquant les haricots magiques, parsemée de mousseline de soie en transparence. Le mannequin tient à la main un exemplaire du livre Les Fées, Contes des Contes provenant de la bibliothèque de l’appartement de Gabrielle Chanel. La vie intime des livres gagne les vêtements : une liane grimpe le long d’un talon, une minaudière prend la forme d’un ours endormi, un caneton se transforme en cygne au fil d’une rangée de boutons. Mais c’est à l’intérieur que le vêtement s’exprime pleinement : une doublure de soie peinte pour le seul plaisir de celle qui le porte. L’intimité radicale de la Haute Couture, entre la femme et celui qui crée, entre le vêtement, le corps et l’esprit. Cousus à la doublure, glissés dans les poches ou suspendus à la fameuse chaîne qui assure le tombé parfait des vestes, des petits mots, des breloques et du bric-à-brac s’amoncellent comme autant de symboles du quotidien que celle qui porte le vêtement pourra choisir. La pie voleuse est l’incarnation de cette idée. L’accumulation d’objets se fait cascade – du monde intérieur vers le monde extérieur. Des encolures aux ourlets, des étoffes aux accessoires, tout est transformé. Ce mouvement merveilleux trouve son apogée dans le tissage, la broderie, les jeux de superposition et les applications de tissu. Associés à des matières nobles, les objets du quotidien sont sublimés. L’art de « faire avec ce que l’on a » est transposé en langage Haute Couture. Au cœur du salon envahi par des plantes ensorcelées et des fleurs vénéneuses qui sert de décor au défilé Chanel, les histoires s’entremêlent. En mettant l’accent sur la coupe précise des tailleurs et sur la fluidité du flou, l’approche physique unique de Gabrielle Chanel et la façon dont ses créations épousent le corps trouvent un écho dans la découpe libératrice des vêtements. Ce ne sont plus des vêtements d’apparat, mais des vêtements pour bouger et agir, des vêtements à vivre plutôt qu’à simplement porter. L’imperfection délibérée est encore une fois mise à l’honneur et un nouveau chapitre de l’histoire de la Haute Couture de Chanel s’écrit. « La Haute Couture chez Chanel n’est pas seulement un conte ; elle est par essence destinée aux femmes, à leurs réalités, à leurs aventures du quotidien. » Matthieu Blazy
DIOR HAUTE COUTURE AUTOMNE-HIVER 2026-2027
« Je me consacre pleinement à mon travail dans l’atelier. L’atelier est en quelque sorte mon laboratoire. » Lynda Benglis Cette collection est une réponse, dans le langage de la haute couture, à l’œuvre de la sculptrice américaine Lynda Benglis. De nombreuses œuvres de l’artiste naissent de matériaux bidimensionnels qui sont transformés, par des techniques de nouage, de plissage ou de moulage, en objets tridimensionnels. L’art de la haute couture opère une transformation similaire : le tissu se voit conférer une forme sculpturale, accentuée lorsqu’il est porté. Jonathan Anderson s’inspire de ce lien pour explorer les gestes physiques du plissé main, du nouage et du drapé. Les surfaces des œuvres de Lynda Benglis entrent également en jeu : elles sont reproduites par les Ateliers à travers des tissus métalliques, irisés, incrustés ou à l’aspect papier. L’illusion du grillage est recréée par un filet argenté souple. La relation de longue date que l’artiste entretient avec la ville d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat, en Inde, se traduit dans certaines de ses œuvres. Sa série Peacock, commencée à la fin des années 1970 et inspirée par les paons qu’elle observait au sein du domaine de la famille Sarabhai, à Ahmedabad, s’exprime par des ornements floraux de couleurs vives, rehaussés de perles. Les recherches menées par Jonathan Anderson sur cet ensemble d’œuvres l’ont amené à s’intéresser de près à l’artisanat indien lui-même, et plus particulièrement à la tradition du chintz du XVIIIe siècle. Ces cotons finement tissés, généralement peints à la main ou imprimés au bloc, ont eu une influence profonde et durable sur les arts décoratifs européens. Des fragments anciens de chintz et d’indiennes, provenant d’un marchand spécialisé, ornent les sacs Petit Dîner ainsi que les mini Lady Dior. Le paysage d’Ahmedabad inspire une nouvelle piste de réflexion pour le concept de « laboratoire couture » de Jonathan Anderson : fasciné par l’idée de contrastes entre les environnements, il met en parallèle la relative abondance de cette ville avec le climat aride et l’air cristallin de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, où Lynda Benglis a toujours une maison et un atelier. Les motifs floraux de la collection, ainsi que son jeu chromatique, évoquent ces deux paysages. LES SACS Les incrustations de nacre, la passementerie et les cuirs chatoyants font écho aux vêtements de la collection. La série Dior Anthology, lancée la saison dernière, se poursuit : le sac Petit Dîner et le mini Lady Dior sont ornés de fragments de chintz indien du XVIIIe siècle et d’indiennes provenant d’un marchand spécialisé. Les références florales s’inspirent de deux paysages au cœur desquels Lynda Benglis vit et travaille : l’un au Nouveau-Mexique, l’autre au Gujarat. Quatre modèles ont été créés en collaboration avec l’artiste : le Dior Cigale en plissé métallisé ; un Dior Bow sculptural ; un nouveau Lady Dior et un Petit Dîner orné d’un nœud inspiré de l’univers de Lynda Benglis. LES SOULIERS Avec leurs reflets, leur brillance et leurs superpositions en treillis, les souliers reprennent les textures et les matériaux caractéristiques de l’œuvre de Lynda Benglis. Les escarpins en satin aux couleurs contrastées présentent un bout carré allongé, une silhouette que l’on retrouve également dans divers modèles brodés de paillettes irrégulières, de micropaillettes et de perles, ainsi que d’ornements floraux vaporeux. Ceux inspirés de la série Peacock imaginée par Lynda Benglis, présents sur trois looks de la collection, sont déclinés sur des escarpins transparents, tandis que d’autres sont agrémentés de nœuds métalliques plissés. LES BIJOUX Les pièces sont créées par des artisans en France et en Inde, notamment à Jaipur, au Rajasthan. De la nacre, du cristal de roche et de l’onyx vert sculpté (évoquant les émeraudes, symboles traditionnels) sont enfilés sur des cordons à pompons ; un style repris avec des perles d’onyx noir, d’hématite et de cornaline. Des motifs floraux issus de textiles indiens anciens et rares sont représentés dans des micromosaïques richement colorées, tandis que des colliers composés de disques de tailles variées imitent les effets de surface de la terre cuite. La série Peacock de Lynda Benglis est directement réinterprétée par des compositions, réalisées à Paris, d’éléments brodés sur du fil d’argent sterling. L’EXPOSITION Du 7 au 12 juillet, l’exposition Grammaire des Formes sera présentée sur le set du défilé, dans les jardins du musée Rodin. Elle rassemble des pièces de la nouvelle Collection Haute Couture, des créations issues des archives Dior et des œuvres de Lynda Benglis, dont certaines seront exposées pour la première fois en France. Horaires d’ouverture : mardi 7 juillet, de 14h à 18h30 (dernière entrée à 17h45) ; du mercredi 8 juillet au dimanche 12 juillet, de 10h à 18h30 (dernière entrée à 17h45).
CHANEL CRÉE LA ROBE DE MARIÉE HAUTE COUTURE DE DUA LIPA
CHANEL félicite Dua Lipa pour son récent mariage et est honorée de l’avoir habillée pour cette occasion. Cette création était la première robe de mariée Haute Couture CHANEL, dessinée par Matthieu Blazy pour une amie de la Maison. Fruit de la relation privilégiée entre Dua Lipa et CHANEL, et réalisée grâce à un savoir-faire exceptionnel, la robe de mariée Haute Couture de Dua Lipa a été confectionnée à la main dans les ateliers du 31, rue Cambon à Paris. Pour cette création unique, plusieurs Maisons d’art ont également contribué à sa réalisation par la création de broderies raffinées. Entièrement brodée à la main avec 480 000 perles par l’Atelier Montex et ornée de bijoux en trompe-l’œil ayant nécessité 1 155 heures de travail à l’aiguille par Lesage, la robe – dotée d’une traîne de deux mètres – est également délicatement soulignée de 25 000 plumes par Lemarié. Un voile de mariée en tulle de six mètres a été brodé à la main de perles et de plumes et rehaussé d’appliqués d’organza découpés à la main. Pour parfaire le look, des escarpins en satin blanc ont été confectionnés sur mesure par Massaro.